Abus bancaires
Nous ne sommes ni des révolutionnaires, ni des agitateurs, mais nous avons décidé de lutter énergiquement contre l'attitude des banques, soumises à l'article 22 du Code de la Mauvaise Conduite, les autorisant à faire ce qu'elles veulent.
Nous considérons que combattre les Abus Bancaires, c'est travailler pour l'économie sociale et professionnelle, c'est aussi traduire un attachement profond aux valeurs de l'égalité des chances et de la solidarité entre les hommes. Car à l'heure où l'on commémore officiellement l'abolition de l'esclavage, une nouvelle forme de servage se légalise sous le doux nom de PRÉCARITÉ et les nouvelles armes de destruction massive sont : l'intimidation et la dépendance financière.
Les banques françaises ne se sont jamais aussi bien portées et la France d'en bas n'est pas étrangère à ce miracle.
Cette bonne santé est dûe au client ordinaire, qui chaque année, pour un oui ou pour un non, voit son compte subtilement ponctionné de 1 € par-ci, 10 € par-là, pour des prestations en tout genre, mais aussi d'obscures commissions.
Bien entendu, un traitement particulier est réservé aux plus fortunés.
Reste la foule des manants qui ne peuvent rien négocier et alimente ce qu'on appelle la " banque de détail ".
Les banques n'ont que l'embarras du choix : il existe 180 types de services payants.
Il leur suffit de se servir sur les comptes de leurs clients, auxquels on ne pardonne aucun écart.
En conférant des pouvoirs de police au banques ( gestion des fichier de la banque de France FICP et FCC ), l'État a donné sous couvert de textes juridiques, un pouvoir de vie ou de mort sur l'ensemble des Français et des Entreprises.
La situation actuelle des banques mutualistes s'inscrit dans la suite logique des pouvoirs publics qui va à l'encontre des principes mutualistes et coopératifs, une voix = un vote.
Les véritables propriétaires et décideurs des banques mutualistes (CA, CM, CE, BP) sont ceux qui en font la richesse, les sociétaires et salariés, et non une poignée d'hommes des Caisses Nationales ou Régionales.
Plutôt que de s'affirmer comme des partenaires économiques pour la création de richesses et d'emplois, les banques nous obligent à nous porter caution dans le seul but de garantir leurs intérêts et bien souvent refusent tout concours sous couvert de textes juridiques ou de situations qu'ils ont eux même provoquées.